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Les lumières défilent comme les notes d’une symphonie

Eblouissantes et fascinantes dans l’harmonie

Rythmique d’une route syncopée à l’agonie

Transportant sans borne mes rêves d’hégémonie.

 

Le paysage défile tel une peinture de Monet

Où l’on plonge sa main sans pouvoir donner

Où l’on plonge son coeur pour y détrôner

La fatigue et la lassitude abandonnées.

 

La route se déroule comme une pièce de Molière

Amusante et tragique, drôle et amère

Troublant même jusqu’à la pénible atmosphère

Des rires grinçants et glacés de nos paires.

 

Les anges viennent m’extraire de ce terrible chemin

Musiques, rires et images me laissent sans lendemain

J’ai trop longtemps fermé les yeux, posé les mains

Sur cette route triste ignorée des plus vieux parchemins

 

Je ris,  je danse, je joue et j’ouvre les yeux

Sur cet avenir que je me promets radieux

Sur cette vie merveilleuse pourtant loin des cieux

Sur cette vie au parfum envoûtant et délicieux 

 

 

 

 

Lundi 12 décembre 2005
par Bonzo publié dans : Inclassables
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Frères humains qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
 
Si frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis ;
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
 
La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis ;
Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis ;
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
À son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
 
Prince Jésus, qui sur tous a maîtrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
À lui n’ayons que faire ni que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

François Villon 

 

Dimanche 11 décembre 2005
par Bonzo publié dans : Mes textes références
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A vous qui passez par là

Ne sonnez pas mon glas

Laissez vos pas, votre voix

Danser et rire aux éclats

De mon sort cela me changera

 

 

Dimanche 11 décembre 2005
par Bonzo publié dans : Monde cruel
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Je marche, le long de cette rive argentée

Triste et seul comme chacune de mes pensées

Triste et seul comme chacun de mes regards

Sans doute trop vieux pour être hagards

 

J’arpente ma vie comme une pente enneigée

Brillante et froide comme ce vain espoir

Brillante et froide comme cette mer agitée

Si loin, trop loin de mes vides regards.

 

Je vole en amour comme dans les cieux

Je vole en amour le cœur amoureux

Plein d’espoir et de regards écarlates

Vibrantes, riantes, vivantes sont ces agates

 

Je t’aime, toi la femme au cœur si bleu

En héros, j’accours pour me rendre heureux

Tu me dis que, moi, moi ? Je t’épate ?

Mais toi, tu voles si haut, au-delà des Carpates

 

Que la vie, si belle en est éblouie

Que la vie, si belle t’a épanoui

Que la vie, si belle m’a réjouit

Que la vie, si belle nous a réunis

Vendredi 9 décembre 2005
par Bonzo publié dans : Amour
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I have a dream that one day on the red hills of Georgia the sons of former slaves and the sons of former slaveowners will be able to sit down together at a table of brotherhood.
I have a dream that one day even the state of Mississippi, a desert state, sweltering with the heat of injustice and oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.
I have a dream that my four children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character. I have a dream today.


Martin Luther King Jr.

En bonne suite au poème ci-dessous
Samedi 3 décembre 2005
par Bonzo publié dans : Mes textes références
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